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Groin Sorokin
Groin Sorokin

Les Trois Royaumes : Le Destin Du Dragon FR[New Link]


La Triforce contient l'essence des déesses, mais contrairement aux déesses, elle ne fait pas de discrimination entre ceux qui sont bons ou mauvais. Elle réalise les vœux de celui qui l'obtient, indépendamment de leurs motivations. Plus la volonté est forte, plus la Triforce réalisera le souhait réalisé avec plus de force. Le lieu de repos de la Triforce, le royaume sacré, est un miroir qui reflète le cœur de celui qui y pénètre. Ceci étant dit, si le cœur de celui qui détient le Triangle Sacré dans ses mains est pur et équilibré, le Royaume Sacré deviendra un paradis. Toutefois, si le cœur de celui qui détient le Triangle Sacré ne contient pas un juste équilibre de la force, la sagesse et le courage, la Triforce se séparera en trois composantes, ne laissant que la partie représentant la force à la personne qui l'a touché et transformera le Royaume Sacré en un monde mauvais. Pour obtenir la pleine puissance de la Triforce, celui qui l'a touchée (c'est-à-dire qui possède sa marque) doit rechercher les deux parties perdues qui seront détenues par deux individus particuliers choisis par le destin, qui porteront eux aussi la marque de la Triforce sur le dos de leurs mains.




Les Trois Royaumes : Le Destin Du Dragon FR[New Link]


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Link comprend, grâce aux légendes que lui racontent Gaepora et Narisha, qu'il doit reconstituer le chant du Héros qui lui révélera l'emplacement de la Triforce à Célesbourg. Il doit alors rendre visite aux gardiens du chant (les dragons et Narisha). Le chant lui permet d'affronter la Psysalis de la Déesse, et de gagner le Sceau des Épreuves, qui fait apparaître la tour des Cieux. C'est dans cette tour labyrinthique qu'Hylia a dissimulé les trois morceaux de la Triforce.


Tout d'abord, examinons la généalogie mythologique du personnage d'Yseut. La fée triple que nous voyons derrière les trois Yseut, est bel et bien l'avatar d'une déesse triple celtique (à l'instar de la déesse Macha ou de la déesse Brigit), en même temps que l'héritière de la figure mythologique grecque des Moires, plus connues sous leur version romaine des Parques (Tria Fata)13. Les Parques sont des déesses de la destinée humaine, fileuses qui construisent la trame de toute vie: Clotho tient le fil mystérieux, symbole du cours de la vie, Lachésis met le fil sur le fuseau et Atropos le coupe pour mettre fin à une existence humaine. Elles donnent naissance à la figure des fées marraines de la littérature du Moyen Âge:


Bien évidemment, à la naissance de Tristan nous ne trouvons aucune présence féerique, pas d'Yseut (et pour cause) au chevet du lit de Blanchefleur au moment de son accouchement, ou n'importe quelle autre femme surnaturelle qui nous permette de penser à l'intervention des fées. Et pourtant, l'idée du destin lié au personnage féminin plane sur la vie entière du héros, et même sur le fil conducteur de la trame qui a rendu possible sa mise en roman. Déjà la rencontre avec le Morholt et le combat qui suit, le destine à une imminente rencontre avec Yseut. Tristan blessé mortellement, reçoit, par la bouche de son ennemi, l'information sur le seul médecin capable de le guérir (Yseut, reine d'Irlande). De cette manière l'épisode du géant, venu réclamer un tribut, déclenche l'apparition d'un thème qui se répétera tout au long de la trame du mythe littéraire: Tristan est un héros blessé qui ne trouvera sa guérison qu'aux mains d'une femme habitant au-delà de la mer. Par trois fois, la vie du héros (et son destin en quelque sorte), dépendra des soins d'Yseut: les guérisons des blessures du héros relèvent, sans aucun doute, d'une connaissance de magicienne. Mais à part les trois blessures mortelles empoisonnées, un autre épisode nous montre bien la relation essentielle entre Tristan, son destin et Yseut: c'est l'épisode de la découverte de l'épée ébréchée. Cette scène du bain nous met littéralement au coeur de la relation des deux protagonistes. En effet, Yseut (la mère pour certaines versions, la fille pour d'autres) brandissant la propre épée de Tristan pour le tuer, nous montre le pouvoir et les enjeux de sa présence dans les récits. Elle incarne, pour le héros, tant la possibilité de revenir vivant au monde réel de la cour de Cornouailles, que celle de sombrer irrémédiablement dans l'au-delà de la mort.


Bien que tous ces épisodes semblent rattachés à l'idée du destin du héros, nous considérons que deux motifs spécifiques (de même que la guérison des blessures mortelles empoisonnées) s'imposent dans la recherche du sens de la relation essentielle entre Yseut et Tristan: le philtre et les voiles blanches et noires. Si nous cherchons une expression explicite de l'idée de destinée dans le mythe littéraire de Tristan et Yseut, nous la trouvons sans aucun doute dans le motif du philtre. Le vin herbé a été concocté par Yseut-mère pour qu'Yseut-fille le boive, la nuit de noces, avec le roi Marc, afin de lier les deux époux d'un amour passionné et inévitable pendant trois ans, d'après Béroul, quatre ans d'après Eilhart, et indéfiniment d'après Thomas. Il est vrai que le philtre a comme premier destinataire le roi Marc, mais il est vrai aussi que si l'objectif de la reine Yseut est bien ciblé, l'objectif du narrateur (dans les différentes versions du mythe littéraire) ne l'est pas moins: c'est Tristan qui boira le philtre, par mégarde, car sinon le mythe littéraire de Tristan et Yseut n'existerait pas. Comme l'écrit Emmanuèle Baumgartner: Sans le mystérieux vin herbé soigneusement " brassé " par la reine d'Irlande, point d'amour donc point d'histoire (2001: 4). De ce point de vue, le philtre est bel et bien concocté pour que Tristan le boive avec Yseut. Et cette possibilité ouvre donc un double chemin: d'une part, l'émergence du mythe de l'amour-passion, d'autre part, l'élaboration de l'histoire tel que nous la connaissons. Ainsi, le philtre, cette potion d'amour élaborée, avec le plus grand soin, par une magicienne d'Irlande, est l'élément qui scelle, par excellence, la destinée du couple amoureux. Tristan sera donc poussé à aimer Yseut, et vice versa, sans répit jusqu'à la fin de l'histoire.


Quant au motif des voiles blanches et noires, facilement rattachable à l'histoire de Thésée dans la mythologie grecque, il apparaît pour nous montrer encore une fois combien le destin et la vie de Tristan dépendent d'Yseut, de celle qui vient le guérir et de celle qui le mène à la mort. Nous voyons donc que la première Yseut lie Tristan d'un amour compulsif et inexorable, la deuxième a le pouvoir de le guérir de blessures mortelles et la troisième fait le geste final (prononce les mots ultimes) qui coupe le fil de son existence.


Cet archétype primordial se dévoile donc comme une réalité transcendante qui nous laisse démunis. C'est de cette manière que les trois Yseut balisent, dans la structure narrative du mythe littéraire, le parcours du héros. A chaque rencontre avec elles, Tristan se trouvera face à face avec une des formes que le destin revêt: elles le sauvent de la mort, elles l'initient au désir, elles le tuent. Dans cette apparition trivalente de l'archétype, on l'a vu, seule Yseut la Blonde semble partager le même cheminement humain de Tristan, c'est elle la plus humaine, celle qui boit aussi le philtre et qui est liée en même temps que lui à un attachement terrestre. Comme si c'était l'Amour la porte que l'archétype nous laisse entre-ouverte pour comprendre et vivre sa réalité profonde qui nous dépasse, nous éloignant, dans le meilleur des cas, de l'infinitude de la Mère et de la Mort.


_____________________________ Notes * Cet article a été élaboré dans le cadre du projet de recherche de doctorat Yseut et Wîs: une lecture junguienne des personnages féminins dans Le Roman de Wîs et Râmîn et les romans de Tristan, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 (2013), dirigé par M. Szkilnik et L. Mathey-Maille. 1 Plus précisément dans les versions de Gottfried et de Frère Robert (dans ce dernier Yseut mère et Yseut aux Blanches Mains portent le même nom, le nom d'Yseut la Blonde comporte une légère variante). Dans Sir Tristrem et dans le Tristan en prose français, Yseut mère n'est pas nommée. Dans la version espagnole du Tristan en prose, Livro del esforçado cavallero don Tristán de Leonís y de sus grandes fechos en armas, les trois femmes ont le même nom. 2 C'est nous qui soulignons. Pour l'explication dans Frère Robert voir (1995: p. 798). 3 Voir le texte abondamment documenté au niveau iconographique de Simone Deyts (1992). 4 De son côté, Georges Dumézil considère qu'on doit être très prudent au moment de concevoir ce trio de Machas comme une seule et unique entité. Suivant sa théorie de l'idéologie trifonctionnelle indoeuropéenne, il considère plutôt que chaque Macha caractérise l'un des trois niveaux de cette idéologie. En revanche, l'auteur est d'accord avec la vision d'un triplement intensif dans certains cas, comme celui des trois Morrigan ou celui des trois Matres gallo-romaines, dans lesquels l'unité en trois personnes est concevable. 5 Vendryes mentionne une triade du Livre Rouge d'Hergest où il est dit qu'Arthur avait trois épouses et les trois portaient le nom de Gwenhwyfar (Vendryes, 1935: 332). Un autre cas est celui de la déesse Brigit, représentée en triade. Le Glossaire de Cormac, livre traditionnel irlandais, appelle cette triade des soeurs. 6 Dans le cas de Brigit, la distinction ne se fait pas par les épithètes mais par le domaine attribué à chacune: la poésie, la forge et la médecine. 7 Cette idée d'une même identité des trois Yseut a été mentionnée et esquissée, mais non développée, par Philippe Walter (Walter, 2002 et 2006: 1933 et 150). 8 Dans la version du manuscrit 757 du Tristran en prose, la mère d'Yseut nous est montrée plus loin dans le récit: Perceval est amené dans son château, car elle habite maintenant en Cornouailles. Il est surpris de sa beauté. Ils parlent de l'amour de Tristan et Yseut. Plus loin, le roi Marc et Andret sont emprisonnés dans un autre château de la reine d'Irlande ; Marc lui-même le lui a offert (Ménard, 1999: 192-199). 9 C'est le cas des versions en vers et du manuscrit 103, car dans les autres versions du Tristan en prose, la rencontre de Tristan et d'Yseut aux Blanches Mains a lieu pas très loin du début de l'histoire, et le personnage féminin disparaît définitivement quelques épisodes plus tard (Curtis, 1985: t. II), (Ménard, 1987: t. I). 10 Une version théâtrale moderne de l'histoire de Tristan et Yseut, écrite par Arthur Symons (1917), nous présente les trois Yseut ensemble au début de la pièce. 11 Nous parlons d'archétype dans le sens junguien, (Jung, 1987: 376). 11 Nous parlons d'archétype dans le sens junguien, (Jung, 1987: 376). 12 Surtout dans les versions de Thomas, Eilhart, Frère Robert et Sir Tristrem. Gottfried et ses continuateurs feront d'elle un personnage beau et attachant. 13 La relation entre les trois Yseut et les Parques, a été énoncée par Philippe Walter: D'autant que la présence d'une troisième Yseut (aux blanches mains), fille d'Hoël, duc de Petite Bretagne, permet de reconstituer, avec Yseut mère et fille, une triade féminine qui n'est pas sans évoquer celle des Parques, divinités du destin. Les trois femmes ont chacune un rôle spécifique auprès de Tristan. La première guérit maternellement sa blessure et fabrique le philtre (comme Lachesis, elle fixe le destin), la seconde l'initie à l'amour et l'accompagne pour la vie (c'est l'équivalent de Clotho) et la troisième provoque sa mort (c'est Atropos), (Walter, 2002: 1933). 14 C'est nous qui soulignons. 15 C'est nous qui soulignons.


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